On se cale un peu dans l’herbe
après Cake en attendant Ghinzu. Ca fait partie
de ces grands moments très injustes on se retrouve
avec deux heures de trous,
intéressés par aucun groupe à l’affiche
à cette heure précise alors qu’il
arrive si souvent qu’on ait l’embarras du
choix – trop ! Je connais bien la musique africaine
puisqu’elle a bercé mon enfance, mais ne
suis pas forcément une puriste.
Les chants des villages c’est très joli,
mais je suis aussi partisane du zouk de Magic System qui
en son temps rassembla
les foules abidjanaises.
Pourtant le côté «
entre-deux » d’Amadou et Mariam ne m’avait
jamais vraiment séduite. Mais comme on avait
la flemme on s’est dit, entre africains que nous
étions, que nous allions rester là, et
pourquoi pas partir un peu au Mali. On a bien aimé
le slogan de la go :
« Chaud, chaud, chaud ! »,
et on a retenu deux choses : « Le dimanche à
Bamako ; c’est le jour des mariages » et
aussi « Vive la solidarité entre les peuples
». C’était de l’Afrique facile
reconvertie « façon façon »
(comme on dit là bas), à l’Européenne.
Peut être manquaient-ils les bananes aloco, le
poulet braisé et les beignets de manioc…