| Rosco le Rouge est un capitaine qui commande
un drôle d’équipage de malandrins. Parmi
eux, le mousse surnommé la Pieuvre et Mamouth le géant
muet aux drôles de bandeaux sur les yeux, les seuls
qui vont rester avec le capitaine à la suite d’un
naufrage. On retrouve ces trois protagonistes dans ce tome
3, aux prises avec un mystérieux kidnappeur d’orphelins
à Marseille. Mais cette affaire va remuer des souvenirs
chez Rosco.
Rosco le Rouge est une série qui s’est taillée
une place à part dans la bande dessinée française.
De l’humour un peu pipi-caca du début ne reste
plus qu’un goût prononcé pour les situations
décalées, renforcé par les faciès
impayables des nombreux personnages et l’impavidité
tordante de Mamouth, et aussi par des cadrages aussi inattendus
qu’audacieux... Jean-Louis Marco est un autodidacte
avec un style très particulier, très caricatural
mais tellement sympathique. Ce tome 3, qui boucle une première
époque de la série, nous emmène sur les
terres natales de l’auteur, qui avait envie de raconter
une histoire de savant fou un peu ridicule (comme tous les
savants fous, d’ailleurs). Chacun des albums comporte
au moins une scène d’anthologie, et celui-ci
s’ouvre sur une scène de créneau maritime
tout à fait inattendue...
Une escale qui vaut le détour.
par Yannick Chazareng
Jus de gredins - Rosco le Rouge,
Jean-Louis Marco, Le Cycliste, 2005, 46 pages, 12.50€
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