
Des filles et des garçons
Collectif Quand les affres de l’adolescence
s’alourdissent de principes religieux, d’obscurantisme
et de mépris.
A l’heure où l’on débat à
tout va de laïcité et d’ostentation musulmane,
Thierry Magnier apporte
sa pierre à l’édifice républicain
avec un recueil de onze nouvelles, labellisées "bonne
œuvre", cautionnées par le mouvement Ni putes
ni soumises, et préfacées par Fadéla
Amara, présidente du sus-nommé mouvement. Onze
nouvelles nées de plumes aussi diverses que celles
de Kathleen Evin, Suzie Morgenstein, Jean-Paul Nozière
ou Leïla Sebbar. Onze nouvelles pour un sujet imposé,
les filles et les garçons, et ces liens d’amour,
de violence, d’attirance et de tyrannie, qui sont le
lot de toute adolescence et qui enflent démesurément
sous les dérives pseudo-religieuses de quelques gourous
de banlieue.
C’est dire à quel point ce recueil peut être
nécessaire, comme il est nécessaire de marteler
ces vérités pour parvenir à en insinuer
des bribes dans la suffisance de certains esprits. Il est
des sujets sur lesquels on ne se répète jamais
assez et l’intégration est de ceux-là.
Il est également des thèmes sur lesquels on
trébuche, à se laisser aller à un trop
plein de bons sentiments. L’intégration en est
aussi. Lire
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