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Les grands cabinets, jusqu'à récemment
surnommés les "big five" *, pour la
plupart issus de fusions, sont originaires de l’audit.
Petit à petit, leurs activités – vérifier et certifier
les comptes, accompagner les restructurations, conseiller
des investisseurs dans leurs acquisitions en structurant
leur approche – les ont amenés à développer des branches
"conseil". Leur objectif actuel : offrir des services
d’audit et de conseil dans le monde entier et dans tous
les secteurs d’activité.
Les grands traits qui les caractérisent :
La
concentration…
Les géants sont aujourd’hui dans une logique de rapprochement,
entre eux, de leur activité "audit" – fusion de Price
Waterhouse avec Coopers Lybrand en 1997, mariage raté
de KPMG et de Ernst&Young... – mais aussi en absorbant
des cabinets locaux afin d’assurer leur implantation.
L'activité "conseil" est ensuite amenée à faire sécession.
…
et
la séparation
La déontologie - et des histoires de répartition
d'honoraires entre associés...- obligent les
cabinets dont l’offre incluait audit et conseil, à séparer
les deux activités : les auditeurs qui certifient les
comptes d'une entreprise ne peuvent être partie prenante
dans la gestion de cette même entreprise. Cette tendance
est illustrée par la séparation entre Arthur Ansersen
et Andersen Consulting – aujourd’hui Accenture –, par
le rachat de la branche conseil d’Ernst & Young par
Cap Gemini, ou encore par le rapprochement de l'activité
"conseil" de Salustro, de celle du cabinet Price Waterhouse
Coopers.
La
mondialisation
Les grands cabinets privilégient aujourd’hui le développement
d’une couverture la plus complète possible des cinq
continents, afin d’accompagner l’internationalisation
de leurs clients.
La
globalisation
Les intervenants veulent pouvoir proposer une offre
globale : de l’analyse stratégique au suivi opérationnel
- en RH, en organisation… - à la mise en œuvre de systèmes
d’informations… Cette globalisation leur permet à la
fois de répondre à tous les besoins de leurs clients
et de poursuivre une logique de rentabilité. En effet,
les activités de conseil - elles-mêmes aujourd’hui dopées
par le conseil en systèmes d’information - s’avèrent
beaucoup plus lucratives que les activités d’audit,
mais ces dernières sont souvent préconisées à la suite
d’un audit, et vice-versa !
L’opacité
!
Paradoxalement, les sociétés qui se targuent de jongler
avec les chiffres de leurs clients ont du mal à
publier leurs comptes annuels. Impossible de connaître
les effectifs et les chiffres d’affaires des majors
en France ! Du fil à retordre pour la Commission Européenne
de Bruxelles qui veille au respect de la concurrence.
*On peut difficilement parler des "big five "
depuis la crise qui atteint le cabinet Arthur Andersen,
via le scandale du géant américain de
l'énergie, Enron.
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